En réponse à votre message sur le sujet "Liberté d'interdire", je préfère vous répondre ici.
Vous me demandez si j'ai des solutions. Oui, et non!
Je pars du principe que chacun est libre de ses choix personnels, vous y compris. En vous lisant je comprends que vous aviez le choix soit de publier en déposant, soit de ne pas publier. Vous avez
librement fait le choix de publier avec le dépôt qui allait avec, même si intérieurement, en vous lisant toujours, cela vous semblait quelque peu inadéquat voire ridicule.
En vous lisant toujours je comprends qu'il s'agit d'une publication "pour la bonne cause". Ceci vous honore bien sûr, mais ne change rien au fait que le choix de publier ou pas existait. Il
s'agit bien là de deux sujets totalement différents.
Evidemment, vous auriez pu opter pour un dépôt non pas sur des termes communs de la langue française tels que "livret de brodeuse" mais sur "les livrets de brodeuses vu par..." par exemple. Ou
autre variante "Variation autour des livrets de brodeuses de nos grand-mères vu par, ou selon Mme X" ou quelque chose de ce style. Cela aurait laissé normalement libres ces trois termes de la
langue française que sont "livret", "de", et "brodeuse". Là encore je pense que vous étiez libre vous-même de vos choix finaux.
Et maintenant que va-t-il donc se passer ? votre éditeur ou vous-même allez-vous attaquer quiconque ose prononcer, écrire ou penser ces mots-là ? vous ne pourrez pas, même si juridiquement parlant
vous êtes dans votre droit, empêcher x millions de personnes de langue maternelle française d'utiliser des mots courants de sa propre langue. Vous ne pourrez pas non plus empêcher des milliers
voire millions de brodeuses de réaliser des livrets comme le faisaient leurs grand-mères.
Quant à déposer le concept du livret, un livret étant un petit livre, cela équivaut à déposer le concept du livre. Vu sous cet angle c'est surréaliste n'est-ce pas ?!
Ce qui serait positif c'est que vous ou votre éditeur informiez clairement les brodeuses sur quoi porte votre dépôt, termes exacts, protection géographique, validité, durée etc.
Qu'avez-vous déposé exactement ? un brevet ? un dessin ? une explication de montage ? et ce qui serait encore mieux serait que vous indiquiez à ces mêmes brodeuses quelles sont désormais les choses
interdites, à dire, à faire, et surtout, surtout, quels sont les moyens de recours légaux. Cela permettrait à chacune d'y voir un peu plus clair. Merci d'avance.
Quant à moi je persiste à dire que c'est une attaque directe et une atteinte à ma liberté d'utiliser correctement ma langue et les mots qui la composent.
Je reste à votre disposition pour toutes précisions en réponses à mes questions. J'aimerais beaucoup et je pense ne pas être la seule, à savoir désormais sur quel pied danser et à quelle sauce je
vais être mangée.